eglise baudour

Paroisse saint Géry à Baudour

 

Saint patron
Monseigneur Saint-Géry (560-624)

Pourquoi fêter St Géry ?
Quand le passé rejoint le présent

    Ce n’est plus beaucoup la mode aujourd’hui de parler des Saints, il est vrais que leur culte à fait parfois l’objet de superstitions, et puis l’église, à notre époque, préfère avec raison inciter les chrétiens à vivre l’Evangile dans la réalité quotidienne. Cependant, évoquer le souvenir d’un Saint n’est pas forcément faire œuvre de passéiste. Malgré leur ancienneté, beaucoup de Saints auraient encore quelque chose à nous dire, et certains pourraient être considérés comme des personnages modernes.
    C’est le cas de St Géry, patron principal du diocèse de Cambrai. On honore bien périodiquement des personnages qui ont rendu service à l’humanité, dans les domaines des sciences, des arts, des œuvres sociales etc, on ne voit pas pourquoi on n’en ferait pas autant pour notre ancien évêque.

Des raisons de se souvenir

     Plusieurs raisons, religieuses et civiles, nous incitent à tirer St Géry de l’oubli. On peut dire en effet qu’il implanta solidement la religion chrétienne dans notre région. Certes, au temps de l’occupation romaine quelques Saint Gérymissionnaires avaient prêché l’Evangile chez nous et fondé des communautés, plus ou moins vivantes ou persécutées selon les tendances des empereurs romains. Les invasions franques, au début, achevèrent le laminage et ce n’est qu’à partir de la conversion de Clovis, que les chrétiens commencèrent à avoir droit de cité.
    En arrivant à Cambrai, Géry se trouva chargé d’une vaste région qui comprenait l’actuel département du nord, une bonne partie de Pas-de-Calais, et près de la moitié de la Belgique. On peut le comparer à ces missionnaires d’Afrique ou d’Océanie du début de notre siècle, voyageant à pied ou à cheval, préoccupé d’implanter partout des petites communautés chrétiennes autour d’un prêtre, et il y réussit parfaitement.
    Du point de vue civil, on peut dire que si Cambrai prit un grand essor économique et démographique, c’est bien parce que Géry décida de transférer le siège de son évêché d’Aras à Cambrai (il y avait à cette époque deux diocèses séparés mais un seul évêque pour les diriger). Tous les historiens sont d’accords pour dire que les villes qui devinrent le lieu de résidence d’un évêque se développèrent rapidement au détriment d’autres parfois mieux placées géographiquement. Par la suite, après la mort de St Géry, la ville devin un grand centre de pèlerinage, deux grandes foires au mont-des-bœufs attirèrent une clientèle considérable pour le commerce ainsi que de nombreux artisans de toutes professions.

Il aurait pu avoir une belle situation

     Mais il faut dire un mot du personnage. Né vers 560 à Yvois, ville fortifiée des Ardennes, aujourd’hui Corrigan, Géry est issu d’une famille aisée. Tout jeune on le plaça dans la meilleure école qui formait les cadres de la société. Il y devin un élève brillant, doué d’une surprenante mémoire. Il aurait pu devenir un haut fonctionnaire, mais il préféra le service du Seigneur.
    Un jour l’évêque de Trèves, en tournée pastorale à Yvois, le remarqua, lui conféra la tonsure, et quelque temps plus tard le diaconat. Ses biographes disent qu’il s’occupait beaucoup des pauvres et même qu’il guérit un lépreux et le fit baptiser.
 Sa renommée d’homme de Dieu et ses compétences en matière de doctrine chrétienne, firent qu’il fut proposé comme évêque de l’église de Cambrai après la mort de St Védulphe. Élu par le clergé et le peuple, il fut, avec l’autorisation du roi, ordonné prêtre et sacré évêque par le métropolitain de Reins vers 584. Toute sa vie se passa à arpenter son immense diocèse (y compris celui d’Aras), prêchant la bonne nouvelle, édifiant des lieux de culte pour les communautés naissantes.
    Ses voyages missionnaires à Valenciennes, Arras, Reims, Bruxelles, Trèves, etc.… ne l’empêchèrent pas d’intervenir auprès du roi Clotaire qui résidait à Chelles près de Paris, en faveur des pauvres et des prisonniers, ni d’aller en Pèlerinage à Tours sur le tombeau de Saint-Martin ou à Périgueux sur celui de Saint-Front, ces saints missionnaires qui l’avaient précédé.
    Contrairement à bien des évêques et des prêtres de son temps, soucieux de leurs prérogatives, des honneurs ou de leur train de vie, Géry vécu pauvrement, à l’écart des intrigues politiques, et c’est dans une masure adossée à la cathédrale Sainte-Marie de Cambrai, qu’il mourut vers 625, pour être ensuite enterré au mont-des bœufs, où il avait fait construire une église en l’honneur de Saint-Médard.  

Confronté aux problèmes de son temps

     A l’image des chrétiens d’aujourd’hui, Géry se trouve confronté aux problèmes de son époque qui, curieusement, ne sont pas très différents des nôtres.
    L’athéisme.  Quatre siècles d’occupation, puis d’effondrement de la civilisation romaine avaient laissé un grand vide spirituel, où ne subsistaient que quelques restes de religion.  Dans un monde dominé par la recherche des honneurs, des plaisirs, de l’argent et par la violence, on dirait aujourd’hui par le matérialisme, ce ne devait pas être facile de prêcher un évangile d’amour et de partage.
    La violence. Epoque dure que celle de Saint-Géry, avec les guerres fréquentes entre les petits-fils de Clovis et leurs conséquences : les rançons, les prisonniers, les razzias de main d’œuvre convertie en esclaves.  On voit alors Saint-Géry s’employer à négocier avec le gouverneur de Cambrai, avec le roi, avec les marchands, la libération des prisonniers et des jeunes esclaves.  Il profite même d’une procession pour organiser une manifestation devant la prison de Cambrai.  Il consacrera à cette tâche l’argent de l’Eglise comme le recommandent les conciles.  La violence, sous ses formes diverses, la privation de liberté ne sont-ils pas selon les pays, des problèmes actuels ?  Par ailleurs, n’avons-nous pas à nous libérer de bien des esclavages de la vie moderne ?
    Les pauvres et les malades.  Les premiers rédacteurs de sa biographie nous ont montré aussi Saint-Géry guérissant un lépreux, plus tard, sur la route de Tours II guérira un aveugle.  On peut être certain qu’il mit en pratique les décisions des conciles qui demandaient à ce que l’on crée des établissements pour soigner les lépreux et les malades.  Le roi Clotaire qui reconnaît en lui un homme uniquement consacré à Dieu et au service du prochain, lui donne de l’argent pour soulager les pauvres, et Dieu sait s’il y en avait après les invasions qui avaient ruiné en partie l’économie rurale.
    Aujourd’hui, encore l’Eglise nous invite à reconnaître d’autres formes de pauvreté, chez nous et dans le tiers-monde, et les chrétiens qui visitent, écoutent, soulagent moralement les malades et les personnes âgées ou isolées, tous les laissés pour compte, ne font pas autre chose que notre bon évêque voici 1400 ans.
    Le racisme existait aussi de la part des classes dominantes vis-à-vis des déportés par faits de guerre, des esclaves qui n’avaient même pas le droit de se marier, des pauvres qui vendaient leur liberté pour trouver du travail et pouvoir subsister.
    Reconnaissant déjà «l’éminente dignité de la personne humaine», les conciles que Saint-Géry appliquait et auxquels il a participé, défendaient les marginaux de la société.
    Ainsi, si nous savons lire la vie de certains personnages, en les replaçant dans le contexte de leur époque, on s’aperçoit que leurs témoignages peuvent encore nourrir notre réflexion et notre foi, et nous montrer des chemins de vérité.  Saint-Géry est de ceux-là.  Le peuple ne s’y est pas trompé en le vénérant comme un saint.  Jusqu’à la Révolution on le fêtait dignement le 11 août, jour anniversaire de sa mort, et l’on appelait même Cambrai : la ville de Monsieur Saint-Géry.

 


L'église de Baudour

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La chapelle Notre Dame de Pitié
et
Historique du pèlerinage à N.D. de Pitié

     Sur le territoire de la commune de Baudour, localité située à quelque 5km de Saint- Ghislain et à 15 minutes environ de l’église de Baudour St Géry, le long d’un chemin, on voyait autrefois quatre tilleuls qui servaient de station Notre Dame de Pitiéà l’une des processions des Rogations.
    À hauteur de ces tilleuls, des habitants de l’endroit, des gens simples et pieux, élevèrent en 1768, une petite chapelle où fut exposée une image du buste de la vierge douloureuse, grossièrement peinte sur bois.
    Cette image connue sous le non de Notre Dame de Pitié devint peu à peu l’objet de vénération des habitants de Baudour et des environs. Par l’intercession de la Vierge de Pitié, plusieurs faits miraculeux se produisirent chez des personnes handicapées de tous âges et dont, pour certaines, la science des médecins n’apporta pas le moindre soulagement. Ce prodige, dont tout Baudour fut témoin, excita de plus en plus la confiance en N.D. de Pitié.
    Par suite de ses faits extraordinaires et d’autres non moins étonnants, le concours des pèlerins alla toujours croissant, des lors la chapelle devint trop petite. C’est ainsi, que l’abbé en charge de la paroisse résolut de faire construire une chapelle plus vaste devenue l’actuel sanctuaire aux dimensions de 4m de long sur 5m de large et la niche de pierre renfermant la sainte image placée dans la muraille au fond forme le retable de l’autel. Le curé de Baudour sollicita et obtint la bénédiction solennelle de la nouvelle chapelle et la permission de célébrer la Sainte Messe.
    C’est en 1889 que fut inauguré le grand pèlerinage qui se déroule tout les ans, le troisième dimanche du mois de septembre. La paroisse St Géry devint alors un véritable carrefour où convergent des centaines de pèlerins.
    En 1998, Baudour a célébré le jubilé du 100eme pèlerinage, une célébration eucharistique présidée par Mgr Huard, Evêque de Tournai. Suivie d’une fastueuse procession rassemblant quelque trois mille pèlerins autour de N.D. de Pitié.
    Depuis, le comité dit du 100eme, continue à programmer chaque année cette importante manifestation religieuse, l’une des plus fréquentée de notre diocèse. En 2001, le 16 septembre, fête de N.D. des douleurs, Monsieur le Doyen Malfait a consacré le couronnement pontifical de N.D.

     En entrant dans la chapelle, on est frappé de la quantité d’exvoto qui couvrent les murs, témoignage publique des grâces obtenues et espérées.

" Notre Dame de Pitié, consolez les affligés "

Notre Dame de Pitié

 Prière à N.D. de Pitié

Notre Dame du oui,
 Vous qui avez été fidèle
A toutes vos promesses,
Apprenez-moi à répondre toujours
Aux appels de votre fils
Et à tenir quoiqu’il m’en coûte,
Tous les engagements que j’ai pris
Envers ma famille, envers mes amis,
Dans ma profession, dans mon église,
Et pour les pauvres du tiers,
Et du quart monde.
Ô Notre Dame du oui,
Vous, qui étiez chaque jour,
Assidue à la prière,
Aidez moi à persévérer dans la prière;
Elle, seule, me donnera la force
Et le courage de vivre
Selon l’Evangile de Jésus-Christ.
Amen.

 


Fête paroissiale

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