église de Hautrage-Centre

Paroisse saint Sulpice à Hautrage-Centre

Saint patron

C'est Saint Sulpice, évêque de Bourges en France, mort en 591Saint Sulpiceet dont nous possédons une relique, qui est le saint patron de la paroisse d'Hautrage-Centre. On le fête le 19 Janvier.

 


L'église d'Hautage-Centre

LEglise hautrage centrea tour de l'église était primitivement de style roman daté du XVIè siècle. Orientée nord-sud, elle était flanquée de huit contreforts qui furent renversés en 1829 et dont les pierres de Grandglise servirent de soubassement à l'église actuelle. Une pierre de base porte la date de 1686. Le clocher haut de 42 m date du XVIè s. Le bâtiment de l'église subi comme d'autres, incendies et pillages. Sous le Curé DUPARCQ, vers 1667, l'église fut pillée par des soldats qui enlevèrent cloches et ornements. L'église qui aurait été incendiée fut rebâtie en 1861 et à cette occasion orientée Est-Ouest. Elle a subi une nouvelle remise en ordre dans les années 70. Plus tard, elle fut dotée d'une horloge sans cadran qui sonne les heures et les demies avec les deux cloches.

Les cloches jouaient un rôle important dans l'ancien temps : elles prévenaient des réunions de l'assemblée villageoise, elles appelaient les paroissiens aux offices, elles avertissaient des dangers : incendie, arrivée des troupes. La sonnerie de l'Angélus trois fois par jour, réglait le travail des agriculteurs aux champs. Peut-être sonnaient-elles aussi la retraite : fermeture des débits de boissons. Le sonneur était souvent le fossoyeur. Le dernier connu s'appelait "Batisse au suc in poud".  La plus petite des cloches, dont on avait oublié le son avant l'installation de l'horloge, n'intéressait pas l'occupant allemand. Le 6 juillet 1943, les allemands enlevaient la plus grosse des cloches : Immaculata Maria, au grand chagrin du curé l'abbé GOBBE et des nombreux paroissiens qui ont assisté à la descente du clocher. Une émission récente sur la RTBF nous a appris que sur les 4600 cloches enlevées en Belgique, 800 regagnèrent leur clocher après 1945. Hautrage n'a pas eu cette chance.  

 L'iCoeur de l'églisentérieur de l'église se partage en trois nefs, un vaste chœur et deux sacristies. Deux stalles à cinq places, un autel en bois sculpté, deux reliquaires-montrances et dans les bas côtés, deux imposants confessionnaux en chêne de style Régence, un meuble de sacristie en chêne mouluré à trois portes, deux autels de la Vierge et de Saint Sulpice, divers chandeliers en bois ou en laiton, c'est tout ce qui reste du mobilier de cette église. Les orgues de 1686 rénovées en 1920 et en 1993 sur l'ancien sommier de Beloeil remis à neuf et la console de Pecq y compris un buffet simple genre anglais", l'ont été par le facteur d'orgues de Tournai Maurice DELMOTTE. 

Les dalles funéraires du sol proviennent de l'ancienne église. La plus ancienne date de 1559. Les vitraux ont été placés pour l'ensemble en 1903. Ce qui nous a permis de connaître le nom de la marraine de la cloche enlevée par les Allemands : Louise DUVIVIER.   Des statues de différents saints sont signées d'un atelier bruxellois : G.H.PARENTANI. Elles ne sont pas datées. Contre le mur extérieur, des monuments funéraires quoique déplacés, ont résisté à tous les aménagements de la place. Il en reste 5, datés de 1762 à 1873.

Le fleurmise au tombeauon de cette église n'y est plus! Il est aux Musées d'Arts décoratifs à Bruxelles. Il a été vendu par l'administration communale en 1914. Bourgmestre de l'époque : Théodore RIMAUX. C'est la "Mise au tombeau". Cette imposante sculpture a fait l'objet d'une étude précise de Robert DIDIER, parue en 1970.  Voici sa description: "Le groupe montre le corps du Christ gisant sur un linceul et tourné vers l'avant avec de part et d'autre Joseph d'Arimathie et Nicodème qui le déposent dans une sépulture. Derrière se tiennent debout la Vierge, aux mains jointes, soutenue par Saint Jean ainsi 11 HAUTRAGE AU FIL DES TEMPS que les saintes femmes toutes trois vêtues de la même manière : voile sur la tête, mentonnière, taille enserrée dans une large ceinture plate."

 


Le couvent des sœurs franciscaines

Origine et Historique

En lVue aérienne église couvent école'an 1468, Renaud BOULET, époux d' Agnès HANOT, propriétaire d'une ferme située à l'endroit où se trouve actuellement couvent, fait construire une chapelle.  Par son testament en date du 23 septembre 1473, il demandait qu'on l'inhumât dans sa chapelle, qu'on remit 10 écus aux grises soeurs religieuses en la maison et hospital que on dist de "Wisebiecque emprès Brugelette" et que le surplus de sa succession soit employé par ses exécuteurs testamentaires à leur pure et propre volonté, discrétion et ordonnance. En 1476, Jean HANOT, beau-frère de Renaud BOULET, racheta aux frères et soeurs de celui-ci leurs biens patrimoniaux et vient se fixer dans la ferme d'Hautrage; il racheta ensuite les droits successifs de ses frères et soeurs après le décès d'Agnès HANOT. L'état de dénuement des malades de la localité l'ayant depuis longtemps touché et connaissant les éminents services que les religieuses de Chièvres et de Brugelette rendaient aux malheureux, il voulut assurer les mêmes secours aux pauvres d'Hautrage. Jean Hanot ayant casé ses cinq enfants et étant veuf, transforma sa maison pour y loger douze soeurs grises hospitalières. Sous la juridiction de l'Archevêque de Cambrai duquel se trouvait notre région en 1507, Soeur Simone Chantraine fut déplacée du Couvent de Brugelette pour être la première supérieure d'Hautrage, elle était accompagnée de six consoeurs. Le nombre de douze ne fut atteint qu'en 1510.

Les soeurs grises de St. François, en 1508, font construire la chapelle. Celle-ci fut consacrée le 3 mai 1509. On plaça dans la muraille une pierre indiquant les biens donnés par Jean HANOT... Le tabelet original n'existe plus, il n'Cour intérieure du couventen reste que la copie gravée sur pierre bleue et placée à droite du chœur. Par acte passé devant les mayeurs et échevins de Sirault les 19 août et 23 septembre 1510, Jean HANOT consolida la dotation en renouvelant au profit de la communauté des sœurs ses diverses libéralités antérieures. La maison des Sœurs, qui n'était qu'une ferme fut transformée en couvent vers 1545. En 1557, le Vicaire Général de Cambrai bénit ce couvent et en consacra l'enceinte et le cimetière. Depuis sa fondation jusqu'à nos jours, traversant régimes, guerres et événements divers, le Couvent s'adapta aux besoins et nécessités du temps : en 1763, 1766 et 1769, diverses parties des bâtiments furent rebâties. En 1787, à la demande du gouvernement autrichien, un état lui fut adressé disant que la maison conventuelle, avec cour haute et basse, verger, jardin, enclos et parure s'étendait sur 7 bonniers et demi de terrain, clos de murs et de haies vives. C'est là que les Sœurs habitent et elles y éduquent et endoctrinent la jeunesse en leurs écoles. Un rapport du maire d'Hautrage au sous-intendant de l'Arrondissement de Mons en date du 26 avril 1816, renseigne "que la communauté se composait de seize sœurs qui soignaient gratuitement les malades de la commune, à domicile, ensevelissaient les morts et enseignaient les jeunes filles".

Le 28 mai 1861, la foudre occasionna l'incendie de l'Eglise du couvent. Les habitants de la commune et les pompiers de Saint-Ghislain et de Pommeroeul parvinrent à préserver les bâtiments habités et soustrairent au feu les ornements de l'autel. Tout fut rapidement restauré. Des bâtiments furent construits et aménagés pour le fonctionnement des écoles en 1862,1866,1876,1911,1968 et 1974. En 1992, la grande croix du jardin des cloîtres se brisa, depuis cette année (1995) elle a repris une nouvelle jeunesse et les restes de la croix d'origine sont pieusement conservés et protégés dans un abri se trouvant près de celle qui a été magnifiquement restaurée.

 


Fête paroissiale

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