Nos paroisses se réjouissent d’avoir au service de l’autel et de la Parole de jeunes acolytes et des lecteurs.  Le Lectorat et l'Acolytat sont des ministères confiés à des laïcs.

Si vous souhaitez vous engager dans l’un ou l’autre de ces deux ministères, veuillez contacter le doyen André Parent, le(la) sacristain(ine) de la paroisse ou le secrétariat.

 

 


 

La légende de St Tarcisius, patron des enfants de chœur 

L’inscription que le pape saint Damase a écrite sur la tombe de Tarcice nous apprend que ce dernier, lorsqu’il porta l’Eucharistie aux chrétiens emprisonnés, fut saisi par la populace païenne. Il préféra mourir plutôt que de livrer les saintes espèces à la profanation. L’épitaphe implique que St Tarcisius Tarcice était diacre et non pas enfant. Souvent, c’est quand il est proche de la fin, que l’orage atteint son paroxysme... Il en fut ainsi pour les persécutions contre les chrétiens dans les premiers siècles de notre ère. C’est à la fin du règne de l’empereur Dioclétien - qui régna de 284 à 305, au début du IVe siècle et donc très peu de temps avant l’édit de Milan (313) qui allait leur accorder la liberté de culte - que les chrétiens subirent la plus terrible des persécutions. C’est au cours de celles-ci que mourut saint Tarcisius. Qui était Tarcisius ? En vérité, on ne sait pas grand chose de lui à part son existence et son martyr, attestés l’une et l’autre, par le pape Damase au IVe siècle. Tarcisius est mort pour protéger l’Eucharistie qu’il transportait. Cela est sûr. Mais était-ce un homme ou encore un enfant ? Cependant la légende s’est emparée de lui, magnifiée par le cardinal Wiseman dans son célèbre roman “Fabiola”, et voilà ce qu’elle nous apprend. Tarcisius était un jeune garçon, qui assistait les prêtres lors de la célébration de l’Eucharistie. Il était acolyte, nous dirions aujourd’hui servant d’autel ou tout simplement enfant de chœur. En ce temps-là, de nombreux chrétiens avaient été arrêtés et devaient être livrés en pâture aux fauves. Cependant, à la veille du supplice, la surveillance se faisait moins sévère et les prisonniers pouvaient recevoir des visites. C’est ainsi que Tarcisius reçut la mission de leur porter les saintes espèces (précieusement enveloppées dans un linge) afin qu’ils puissent communier une dernière fois avant de regagner l’arène où les attendait une mort atroce. Tarcisius partit. Sur sa route, il rencontra des camarades d’école qui, au début sans penser à mal, lui demandèrent de se joindre à eux pour jouer. Il refusa. Intrigués d’abord, puis furieux de son refus, ses camarades voulurent s’emparer de ce qu’il portait, semblait-il, avec tant de soin sur son cœur. Tarcisius refusant d’ouvrir les bras, quelqu’un - un passant ? - prononça le mot fatidique : ce doit être un chrétien ! Ses camarades alors se déchaînèrent et se mirent à lui jeter des pierres... Un centurion chrétien passant par là réussit à mettre les garnements en fuite et recueillit le dernier soupir de l’enfant. Nouveau saint Etienne (c’est ainsi que le pape Damase le désigne), Tarcisius est mort lapidé pour protéger les saintes espèces qu’il portait toujours sur son cœur et leur éviter toute profanation. Telle est du moins la belle histoire que vous pourrez relire dans “Fabiola, ou l’Eglise des Catacombes”. Et c’est la raison pour laquelle saint Tarcisius est devenu le saint patron des enfants de chœur.
Saint Tarcisius se fête le 26 aout.


Le service liturgique (Lectorat et acolytat)

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